jeudi 24 février 2011

LE LIVRE UTILE

Le livre utile
Qui nous arrache les sens
Qui fait crier l’âme et suinter l’encre des émotions
L’ancre que l’on jette là quelque part dans ce lieu dont l’on a l’impression de s’y (re)connaître déjà
Les écluses des vies passées, rêvées ou en à-venir
Où l’écriture des mots ne fait qu’une avec leur sincérité
Où les images fusent en nuances de gris, bleu-mauve ou jaune orangé
Un livre qui nous devient cher comme la pupille de nos yeux
Un livre que l’on dévore non comme l’ogre mais comme un affamé pudique qui a soif et faim de vérité
Un livre utile…

La Passe-Muraille

La petite Alicia se regarde dans sa glace. Elle s’interroge : zut ! Mes yeux sont-ils devenus translucides…? Ainsi ! Qu’il en soit comme cela et je traverse le miroir de mes pupilles…

Alicia, agacée de se traverser maintes et maintes fois décida alors de changer son miroir et de transformer celui-ci en glace en cornet aux sept boules-arc-en-ciel aux mille goûts multicolores à dévorer…

Rassasiée comme une petite fille peut l’être, elle passe de nouveau la muraille de son iris transparent et arrive maintenant prête à la nouveauté dans un monde qui l’attendait, mais en son temps… -un monde qui cette fois-ci s’était montré il est vrai fort compréhensif…

Ce monde n’est pourtant pas d’une bienveillance naturelle. Il se trouve être plutôt dur et froid, il sait même être cynique et râpeux… Mais il aime les êtres purs et la petite Alicia était un être ainsi construit…

Ce soir en-barque-et...

Embarquée dans les rouleaux d'écume,
La tête qui s'emplie de liquide bleu
Je crie à tue-ma-tête
A qui -personne- peut entendre
"-Ne m'abandonnez pas"
Je n'aperçois la rive
Qu'en mirages humides
De vagues ivres...
JE suis ivre,
En fait juste fatiguée,
Ecrire pour atteindre mon île
De paix...


mercredi 23 février 2011

samedi 12 décembre 2009

PindOrA(l)ma

Mon nouveau blog
Dans lequel vous pourrez suivre le début
et l'évolution de mon travail
Pour ma prochaine exposition
Aquarelles & Toiles & Textes :

jeudi 22 octobre 2009

PANDORA'S WORLD


Un Film-Conte by Miren

Musique : Tempus Tea Time

Composition # Interprétation : by Ethel Muniz

Dessin # Montage # Réalisation : by Miren


Collection Noitarugif # PeinLiMusic

MMIX


mercredi 18 mars 2009

CE TEMPS...

Ce temps qui passe
En heures lasses
Une pince de bois
Cramponne crânement
L’étendoir indolent
Des peaux ridées…

Os longs et
Bas usés, jambes lasses
Divagations hermé(neu)tiques

Interprétées par…
Moi !
Toujours la même...
Demain : trente ans
Et toujours les mêmes
Anathèmes
Érythèmes
Où le bât blesse…

Ma vie est en point de suspension
Je nais, je meurs…
Renais encore et puis re-meurs
Mais finis toujours par renaître…

Je voudrais être
En point d’orgue…
Une vie en
Sucre d’orge
Qui
Finirait par
Fondre dissoluble par
Mon désir
Lors de
Mon
Dernier et lucide
Claquement
De langue

Vermeille…

samedi 14 mars 2009

LE PLONGEOIR

C'est un endroit très étroit
Où l'on se pose
Les vraies questions
Face-à-face avec ses doutes
Quant aux effrois...
Délation, abnégation,
Corruption...

J'oscille, je vacille
Je cille, j'hésite
La tentation d'arrêter
Ce frisson de vertige
Me fige...

Mon corps a un peu froid
Et chaud, bouillonne
Se cabre, s'élance
Sans bouger d'un pouce
Sans rescousse…

Je sens un semblable
Dans mon dos s’agiter…
Foule, il y a une foule
Derrière moi qui fulmine
Houle d’exaspérés
Qui me mine…

Alors j’avance
Petit pas par petit pas
Et je sens alors tout mon cœur
Se soulever de terreur
Quand ce vide inapprivoisé
Une supplique jusque lors
Se tord et vocifère
En une immense déferlante
M’aspirant par méprise
Victime indigente
D'une extravagante
Baïne
A la fringale opaque
Qui claque dans sa frappe
Emporte...
Moi !

Et tous les argonautes
Sur un radeau d'hommes
Chavirés en mer...

Mer
Gargantuesque
Vagues-cimeterres
Cimetière
Gigantesque
En mal de marée
D'humains
Vaincus.
En vain...?
En Fin...

lundi 9 mars 2009

MA CLEF...?

Ma clef n'ouvre qu'une porte,
N'enferme qu'une créature
Dans sa cellule calfeutrée,
N'affranchit que son captif
De sa geôle de verre,
Ne cache aux regards
Que leurs propres désirs
Ne désire nulle autre chose
Que susciter quelque énigme
A verrous...

Ma clef-fée veille à ma paisibilité
Elle métamorphose son crochet-clef
A chaque cycle lunaire entamé,
Il n'existe pas un passepartout
Qui puisse avoir raison de
Ma Boîte-de-Pandore...

Ainsi la clef de voûte
"célestement"
Mienne
Claquemure
En insondables
Desseins de serrures
Et autres armures
Le miroir sans tain
De mon âme
Errant cireuse
Dans sa
Pupille d'or
D'ores et déjà
Vitreuse...

jeudi 5 mars 2009

FEMME-PHASME

Femme ou Phasme
Brindille et diaphane
Cataleptique
Anorexique
Reine de cirque
Au scaphandre extra-lucide
Se dissimule
Résolument
Dissidente
D'un monde dissolu...

Votre corps s'extirpe
D'un corset
Aux baleines
D'ivoire,
Déboires
D'une mue
Solitaire
D'un(e) pauvre être
Se débarrassant
En tortillant
De ses guêtres
Devenues
Étriquées et
Désuètes...

Mais voyez,
C’est pour vous
La chance
D'une résilience
Aux désirs denses ...
Échapper à
Une promiscuité
Mal engagée
Avec vous-même...
Ainsi
N’ayez pas peur
De vos ardeurs en
Hauts-les-coeurs
D'âmes
Dardant
Les bonnes heures
D'un bonheur
Sans heurts
Sinon
Esquives lascives
D'une
Femme-Phasme
En substance
Exquise...

jeudi 26 février 2009

UN PETIT FLACON DE VERRE... BLEU

Éther grisant
Flacon, fiole, vasque, coffret de verre,
Bleu
Comme ton regard
Qui baisse les yeux
Indigo,
Indigné de trop en dire
Mais digne d'être...

Vapeurs, essences chromatiques
Enivrent mes narines
Wagon du temps suspendu
S'arrête dans la gare
Hagard
Sans fard
Trop tard je repars...

Les larmes de verre
Cristallisées
Dans cette eau amère
Iode aux ressac éphémère
S'enferre
Dans ses dents de mer
Enfer...

Ou madeleine
Mange de la mémoire
Le nez prompt à se perdre
Délicieusement dans le
Cellier aux mille
Souvenirs, armoire
Reste entrouverte
En fête...

Voleur d'odeurs
Senteurs par coeur
Parfum sans heures...

Un petit flacon de verre,
Bleu...

mardi 24 février 2009

LA MAISON DE POUPEE

*****
La Maison de Poupée

Ou la maison des fantômes...

Elle est en papier

Et ses hôtes monotones...

Les aiguilles de l’horloge

Tournent à l’envers...

Les miroirs sont couverts

Des draps usés jaunes...

vendredi 20 février 2009

LE BANC...


J’aime que l’on s’asseye Ici et Prenne un peu de temps Pour réfléchir Il est cinq heures cet après-midi Les enfants sortent de l’école Ils aiment bien passer par mon parc L’après-midi s’étire en fin de journée chaude C’est juste paisible…

mercredi 18 février 2009

LA CHAMBRE

...Cage flottant sur la furie des eaux

Le ciel par là semble moins obscur

La vitre salie par des promesses atones

Sans mots, cherche-bruit à tâtons...

mardi 17 février 2009

MAISON-ANCOLIA

MAISON-ANCOLIA

"C’est un lieu bien étrange…
J’y reviens toutes les nuits.
Je visite la maison pièce après pièce,
Nuit de songe après nuit de songe…"

Aujourd’hui c’est mon premier jour ici.
Je viens d’arriver, je suis un peu perdue…
Je ne me rends pas bien compte.
Je sais juste que
Je suis assise sur mon lit,
Que les volets sont fermés
Et la chambre sombre.
J’ai une petite lampe de chevet
Et un livre sur la table de nuit.
Il doit être tard.
Le silence est opaque comme
Celui de la nuit profonde et bien entamée…
Pourquoi suis-je ici ?
Je me souviens juste
Que de me souvenir est vain…
Je me sens vide…
Et un peu oppressée avec ces volets clos...
Je vais les entrouvrir au moins un peu.
Je fais tourner le crochet qui grince
Tout doucement et sans trop de bruit…
Et pousse lentement les volets
Pour faire rentrer un filet d’air
Dans cette petite pièce calfeutrée…
La nuit est tiède
La lune brille en croissant
Au-devant de moi….
Enhardie par l’air obscur et doux
J’enfourche le petit rebord.
Je suis maintenant assise,
Les pieds flottant dans le vide…
Je ne me souviens pas
Si je suis à l’étage,
Ni même à quel étage.
J’ai l’esprit bien embrumé
Pour me souvenir de ces détails
Mais bien enclin à sentir
La douce brise sur mon front.
Je ne veux plus rester dans cette chambre,
Je vais faire juste un petit saut en avant
Et communier entièrement avec l’atmosphère
De quiétude ici en dehors…

J’ai du perdre connaissance.
De l’herbe mouillée
Me chatouille le nez
Et puis j’ai froid soudain.
Depuis combien de temps suis-je ici ?
Sans avoir la réponse, je me relève
Mais ma chemise de nuit
Est trempée et glacée.
Je lève les yeux
Je remarque de la lumière
Qui sourd de la fenêtre là-haut…
Il me faut rentrer,
On doit se demander
Pourquoi est-elle partie…?
-Pas vraiment partie!...
Juste prendre un peu d’air...
Je m’approche à tâtons de la porte que
Je sais être celle de l’entrée…
Vite je remonte il fait si froid….

"Je suis alors témoin d’une bien étrange scène.
Même dans l’absurdité de mon rêve
elle me semble fort singulière...
Quelle scène curieuse... parce que,
savez-vous cette petite ombre
glisse toutes les nuits dans le jardin
sur le tapis de rosée…
Elle se laisse choir comme une plume…
De son troisième étage...
Et quelques instants plus tard,
elle se relève, rentre par l’entrée...
Puis au bout d'environ dix minutes,
elle réapparaît à sa fenêtre et
Tombe à nouveau légèrement de là-haut…
Comme un ange sans ailes...
Elle remonte, s'envole, retombe...
Sans réaliser sa pesanteur,
Remonte, s'envole, retombe...
Sans réaliser le sens de sa chute,
Ni cette réalité dépourvue de fin...
Et ainsi durant toute la nuit
Et ainsi toutes les nuits…"

C'est ainsi dans la Maison des Ancolies...
C'est ainsi pour mon rêve de cette nuit...

mercredi 11 février 2009

ANNA

Comment parler de toi
Quand que les mots s’écrasent sur la vitre
Du train sans destination
Que nous avons pris
Et sans vraiment
En avoir conscience…
Par défaut…
Pour mon salut...
Et c’était
Mon dernier voyage
Je me l’étais
Juré …

C’est un voyage pendant lequel
L’on peut s’assoupir
Sans vigilance
Tu es assise à côté de moi
On a un peu discuté
Dévalé ensemble les mondes
Que l’on traîne
Enfin c’est surtout moi…
Et mes mondes…

Caressée par
Des chuchotements de caresses
Le bruit doux et lancinant
Sécurisant d’ici
Où je t’ai suivie
Je crois même que c’est toi
Qui m’a appelée
Quand je m’éloignais toute seule
Dans la ruelle de Crève-
Cœur….

Tendresse de mon ange
Ma maman, mon amie,
Mon autre moi-même…
Oui alors c’est vrai,
Je m’endors en paix
Maintenant…

C’est pour toi que j’écris tu sais,
Je virevolte autour des mots
Dans un nuage d’embruns
Qui se forme tout autour de moi
Adoucissant les contours des lames...
C’est toi mon tourbillon
Qui m’aspire
Au-dessus des toits…

Anna mon amie
D’envols,
De rêves,
Des yeux fermés,
Des joies sans failles,
Des trains sans arrivée,
Sinon celle
Que je voudrais
Quand je le voudrais
Bien...

dimanche 8 février 2009

P-AL-I-M-P-S-E-S-T-E

P
Palabre Pénélope Perte Persistance Personne Pluie Pollen Palanquin Partition Perpétuelle...

A

Aveuglément Annihilée Albertine Apprend Autodidacte Appel Arrachée Anonyme Affectée Arbrisseau...

L

Labyrinthe Larmoyante Longtemps Litanies Livides Laissant Labourer Loquet Lamellicorne Lapsus...

I

Icône Ignorance Imaginant Immatériel Inclination Irréversible Isolée Ivre Instable Innée...

M

Misère Manipule Méandres Mauves Minute Miroir Momifiée Monde Musc Mystère...

P

Prière Prêteur Poème Palais Philanthrope Pandore Papillon Paraître Poussière Parabole...

S

Sablonneux Sacrifice Sang Somnambule Sas Synopsis Servile Somptueux Spirale Source...

E

Empreinte Ensemble Ecorcher Ecorce Enveloppe Esthète Etang Etant Emu Exultante...

S

Semaille Salie Santal Sans-fil Sauterelle Schiste Secte Serpentée Sitôt Sucrée...

T

Tasse Tarentelle Tectonique Terminale Tilleul Toréer Tourmenter Transgresseur Traquée Trébuchante...

E

Eclipse Echo Effacer Empoisonnée Ego Echappée Et caetera Ether Envol Embellie...


vendredi 6 février 2009

jeudi 5 février 2009

LA BOÎTE....

Personne aujourd’hui
Ne pense à sa boîte…

Je peux donc
Me permettre
D’entrouvrir
La mienne...

Ma boîte noire
Ma mémoire...

Je l’extirpe d’en bas
De ma bibliothèque
Je m’assieds sur le canapé
Placidement…

La boîte aux idées?
La boîte aux secrets?
La boîte aux rêves?
La boîte aux tourments?

Ouvrir, c'est s'engager
Dans le tourbillon
De ce que l'on ne peut plus
Maîtriser...

Des choses enfouies
Oubliées,
Ou plutôt rayées,
Effacées...

Tout
Revient
Avec la force
De la résurgence
De l’indigeste…

Prendre le risque
D’ouvrir

La boîte de Pandore ?

(Dans dix ans peut-être...)

lundi 2 février 2009

LES LOGES DE MON CERVEAU...

Etude de phrénologie "Art-sans-hasard" appliquée

1. Vestibule d’entrée à Utopia…

2. Grand-salon pour reposer les questions sans réponses…

3. Salle-à-dévorer des repas gargantuesques…

4. Salle de billard pour des duels manichéens…

5. Fumoir-cellule pour les persistants…

6. Salon des Dames pour conversations privées…

7. Petit vestibule sas de décompression…

8. Bibliothèque de rencontres avec de grands maîtres…

9. Petit salon (ancienne chapelle de cultes incroyables)…

10. Bureau pour rédiger toutes les correspondances sans correspondant …

11. Cuisine très équipée sans aucun marmiton

12. Cellier ou salle des épices des mille-et-un coins du monde…

13. Arrière-cuisine dans laquelle on ne se prive de goûter tous les mets en avant-première…

14. Chambre jaune pour les audacieux…

15. Chambre bleue pour les mélancoliques…

16. Chambre verte pour les fous…

17. Chambre face-lune pour les rêveurs…

18 et 19. Chambre-suite… à suivre…

20. Petit escalier des pas feutrés…

21. Petite terrasse donnant sur l’allée de rhododendrons…

22. Cave composée exclusivement de vins nobles papaux…

23. Grand escalier descendu nu c’est selon dada …

24. Salle-de-bain mauve …

25. Le bain-maure ou hammam…

Et pour finir,…

26. Placard noir où l’on enferme-à-double-tours tout ce qui importune… !!!